Hypotonie généralisée et tremblements des mainsE.Gueulette & F. Nsanze
Antécédents
B. est un garçon de 16 mois. Souffrant de cholestase familaile
intrahepatique progressive ( maladie
de
BYLER ), il a bénéficié d'une greffe hépatique
il y maintenant 7 mois. Le traitment immunosuppresseur intiial comprenait
Tacrolimus et Prednisolone, 2mg/kg, ce dernier medicament ayant ensuite
été diminué en vue de son arrêt: à ce
stade, il reçoit une dose alternée, de 5 mg au jour 1 et
1.25 mg au J2 . L'évolution depuis son retour à
domicile s'est avérée très bonne.
Son traitement actuel est le suivant :
- FK 0,5 le matin
- Deltacortril 5 mg j1 /1,25 mg j2 (dernière dose reçue
de 1.25 mg la veille à 08 h00)
- Zovirax 3x2 ml/j
- Eusaprim 2x2,25 ml 3j/7
- Folavit 1x4 mg/
- Ursochol 3x75 mg/j
- Zantac 2x25 mg/jj
Motif d'admission
Sur le chemin de sa consultation hebdomadaire de contrôle, B.
est amené en salle d'Urgence
pour hypotonie généralisée et tremblements des
mains. L'anamnèse rapide vous apporte les
éléments suivants:
- nausées et vomissements à 5-6 reprises la veille au
soir
- selles normales
- afébrile au réveil
- la nuit s'étant déroulée sans particularité
Vous êtes le médecin en salle d'Urgence, quelles sont les
hypothèses que vous
envisagez en
premier lieu?
Examen clinique
| enfant apathique et mou | |
| TA: | 91/55 mmHg |
| FC: | 200/min |
| FR: | 24/min |
| T°: | 37,2°C |
| Auscultation cardio-respiratoire: | normale |
| Abdomen: | Foie palpé à 2 cm sous la cicatrice de TRH
Rate à 2 cm |
| Dextro
|
30 mg% |
Examens complémentaires
en fonction des résultats de votre examen
clinique neurologique
Traitement
Celui-ci doit être
instauré très rapidement
Diagnostic étiologique
Vous avez reconnu le syndrome
clinique et l'avez traité rapidement. Vous pouvez maintenant
réfléchir aux causes
primaires et secondaires de ce syndrome et retrouvez l'étiologie
exacte.
Conclusion
La corticothérapie prolongée entraîne une sidération
de la glande surrénale. Et donc un déficit
en sécrétion endogène de cortisol. Tout stress
supplémentaire (comme ici le jeûne) peut alors
perturber l'équilibre glucidique.
La découverte d'une hypoglycémie aiguë chez un patient
en période de sevrage des
corticoïdes DOIT toujours vous faire évoquer une insuffisance
surrénale aiguë car un
traitement spécifique (Solumédrol) est absolument nécessaire.